Inflation et Valorisation des actifs selon la FED
"Il y a une politique bien établie, et je pense fondamentalement correcte, de ne pas diriger la politique monétaire en fonction d'objectifs spécifiques pour la valorisation des actifs ou leur valorisation future", a estimé M. Geithner lors d'un discours à New York.
"En d'autres termes, la valorisation des actifs ne doit pas être un objectif ou un but de la politique monétaire", a-t-il ajouté, soulignant que "le taux d'augmentation de la valeur des actifs par lui-même ne semble pas signifier grand chose en terme d'inflation sous-jacente et à venir".
"La politique monétaire ne nous offre pas aujourd'hui, et ne le fera très vraisemblablement pas non plus à l'avenir, un instrument efficace pour réduire l'incidence de déviations importantes et durables dans la valorisation des actifs par rapport à ce qui peut être considéré comme leur valeur fondamentale, ce que certains appellent des "+bulles+", a souligné M. Geithner.
Les prix de l'immobilier ont considérablement augmenté ces cinq dernières années aux Etats-Unis, permettant aux propriétaires d'emprunter davantage par le biais de crédits hypothécaires assis sur la valeur de leur maison. Certains économistes soulignent toutefois qu'une baisse soudaine des prix nuirait considérablement à la consommation et à la bonne marche de l'économie américaine.
"La politique monétaire doit toutefois prendre en compte l'impact de mouvements significatifs dans la valorisation des actifs sur la production et l'inflation", a souligné le président de la Réserve fédérale de New York qui siège de droit au Comité de politique monétaire de la Fed. "L'expérience suggère que la valorisation des actifs est très sensible aux mouvements de politique monétaire et à la perception de tels mouvements dans le futur. Le défi pour les Banques centrales est de déterminer comment les mouvements dans la valorisation et la valorisation escomptée des actifs peut affecter l'évolution de l'économie", a-t-il estimé.
Concernant la situation actuelle, M. Geithner a indiqué que "l'inflation générale a augmenté ces deux dernières années, poussée par les prix plus élevés pour l'énergie et d'autres matières premières, ainsi que la production industrielle".
"L'inflation hors alimentation et énergie a toutefois été assez modérée, en raison de la hausse très modeste du coût unitaire du travail.""






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